06.06.2005
Les yeux qui piquent...
Je ne sais pas.
Alors pour la suite...
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Ce sera là.
16:56
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18.04.2005
The yes needs the no to win against the no, etc...

Après mes délires nostalgiques d'hier, j'espère que vous m'excuserez, je me suis laissée emporter.
La, installée confortablement dans la baignoire pleine de coussins dans le coin de ma chambre (détronant mon lit de la première place dans le top des endroits confos de la maison), avec Babylon Circus en fond sonore et mon carnet atoma rose fluo (oui, rose fluo) pour noter ce qui me passe par la tête, je fais ce que je réussis le mieux, j'ai nommé: la prise de tête.
Mon sujet du jour: la relativité. La relativité du temps, surtout.
La question de départ c'était: pourquoi 50 minutes en cours de maths donnent l'impression de lutter contre le coma pendant 3 plombes alors que 50 minutes à végéter sur une chaise contre un mur à écouter les Stereophonics passent comme un TGV ?
Bien sur, une fois de plus, j'ai totalement dérivé (ca aussi, je fais bien) pour en arriver à: est-ce qu'on peut contrôler la relativité de la durée des évenements ? Je sais même pas tourner ma phrase. Plus simple: est-ce qu'on peut décider si un truc dure longtemps ou pas (applause, applause) ?
A première vue, oui. Si on est bien, ca passe vite, sinon, hé ben pas. Ok, nickel, affaire classée.
Mais j'ai dit que mon activité préférée était la prise de tête et c'est pas comme si j'avais une réputation, à tenir mais.. non j'en ai pas, c'est juste que j'aime ça. Alors je continue sur ma divagation:
1 heure = 60 minutes. 1 minute = 60 secondes. C'est comme ca, point barre. Alors bordel, comment est-ce qu'on par pure volonté on peut décider que ca va passer vite ou pas ?
D'ailleurs des fois j'ai l'impression que ma volonté ne rentre même pas en ligne de compte.
La nuit. J'ai du mal à m'imaginer que je reste 8 heures allongée comme un légume à la vapeur, avec des phases et tout le trinfouin, pendant que mon esprit vagabonde dans les 9/10emes de mon cerveau que je ne connais pas.
8 heures c'est quand même super long, à végéter sur sa plume. Surtout que quand je me souviens de mes rêves, j'ai l'impression que toutes les parties se sont succédées sans pause, alors que les rêves ne représentent qu'un quart de l'activité sommeillifère et JE M'EGARE.
Je voulais parler du quart d'heure entre 5h30 et 5h45. Ou je me dis "boaah mais c'est bon, j'ai encore le temps de dormir, il est tôt" Et ou en même je mène une lutte impitoyable contre le sommeil. Un quart d'heure qui parait une éternité, à essayer de ne pas fermer mes yeux trop fort sinon je risque de vraiment partir, mais en même temps me reposer puisqu'il est quand même trop tôt pour se lever.
De la différence entre la nuit qui passe super vite et puis ce quart d'heure qui semble durer des lustres. Enfin c'est l'exemple le plus parlant que je trouve, la, dans ma baignoire, à me les geler sérieusement.
Je me relis. Et je me rends compte que j'ai toujours pas trouvé de réponse à ma question, que j'étale ma frustration sans pouvoir m'expliquer quoi que ce soit.
Et je me rends compte aussi que c'est ca que je fais le plus souvent.
Alors encore plus frustrée que frustrée, je décide de laisser tomber. De laisser le temps à ceux qui perdent le leur à le comprendre (c'est pas super clair), et d'aller chercher ce paquet de brownies qui me lance des signaux depuis tout à l'heure ("maaaange-moââââââââ!! je suis siii moelleeeux!! j'ai encore plus de pépites!! maaaaange-moâââââââ!!!").
Merci, et à bientôt pour une nouvelle séance de prise de tête inutile avec Léa!
21:19
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17.04.2005
4, allée des tilleuls
Assise à rien foutre. Juste à penser. A quoi? A tout, à rien, à là-bas.
Et de nouveau cette sensation merdique, j'ai l'impression de ne pas être à ma place ici.
Cet espèce de noeud dans la gorge, et des souvenirs qui reviennent et qui me donnent envie de pleurer, mais même pas de tristesse.
Juste un flot insurmontable de nostalgie qui remonte, qui me coupe le souffle et qui dévale le long de mes joues.
Et qu'est-ce que je peux faire ? Attendre, peut-être. Attendre passivement que le temps s'écoule, en me disant qu'à force, je finirai bien par me retrouver au milieu des tilleuls, d'une façon ou d'une autre.
Non.
Comment dire, que le temps ne passe qu'avec le temps, et que l'attendre ne le fait pas avancer plus vite.
Nostalgie. Je regarde les photos sur mon mur en me répétant sans cesse que plus les heures se succèdent, plus j'y suis déjà.
Comment vous expliquer que si je supporte les jours qui passent, ce n'est que parce que je sais qu'au bout, il y a ce portail gris du numéro 4 de l'allée des tilleuls ?
Est-ce que c'est trop de dire que c'est ma raison de vivre ? Peut-être, oui. Mais quand j'y pense, pas vraiment. C'est juste que chaque petite chose ici me fait penser que c'est 100 fois mieux là-bas.
Comment vous expliquer que même traverser un parking sous la pluie pour aller chercher des Kinder Délice, ca me manque ? Ou que chaque bouffée d'air là-bas me fait penser qu'on peut être complètement heureux ?
Comment vous expliquer que chaque souvenir a une sensation, une odeur qui me font regretter de ne pas y passer ma vie ?
Comment vous dire que si je devais choisir entre toute ma vie ici et une heure là-bas, je choisirais les 60 minutes ?
Et comment vous expliquer aussi, que j'ai mal au ventre juste de penser au jour ou je devrai partir ? Que quand j'ai envie de tout foutre en l'air, c'est ma seule raison de ne pas le faire ? Que je ne me sens tout à fait bien que sous ce soleil, dans ces rues, sur ce quai, sur ces ponts, le long de ce canal, sous ces arbres, dans ces rochers, puis dans cette maison dont j'entends encore la musique, si j'écoute bien..
Et comment vous décrire ces samedis matins et mercredis soirs qu'on a passés à harpenter les rues, a passer entre les paréos, les lumières, les ballons, les bijoux, les souvenirs, les étals de miel, de vins, de bonbons, dans cette atmosphère magique qui sentait les churros, les crèpes et les barbes-à-papa ?
Ces soirs de fêtes à danser sur des chansons ridicules et écorchées, à se faire payer des oranginas et à rire jusqu'à en être pliés en deux ?
Même si je vous expliquais, je pense pas que vous l'apprécieriez à sa juste valeur.
D'ailleurs c'est pas quelque chose qui s'explique, c'est quelque chose qui se sent, qui s'entend, qui se voit, qui se goute, qui se touche et qui se vit a 200%.
Maintenant vous devez probablement me prendre pour une barje. Ok. Pas grave.
J'avais juste envie d'en parler, bien que j'en aie pas dit le quart. Pourquoi ici, je sais pas, mais pourquoi pas ?
21:33
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01.04.2005
moi je dis...
15:12
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22.03.2005
lalala
20:49
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listen to the music
Eagles - Hotel California
On a dark desert highway,
cool wind in my hair
Warm smell of colitas,
rising up through the air
Up ahead in the distance,
I saw a shimmering light
My head grew heavy and my sight grew dim
I had to stop for the night
There she stood in the doorway;
I heard the mission bell
And I was thinking to myself,
'This could be Heaven or this could be Hell'
Then she lit up a candle
and she showed me the way
There were voices down the corridor,
I thought I heard them say...
Welcome to the Hotel California
Such a lovely place (Such a lovely place)
Such a lovely face
There's plenty of room at the Hotel California
Any time of year (Any time of year)
you can find us here
Her mind is Tiffany-twisted,
she got the Mercedes Benz.
She got a lot of pretty, pretty boys,
that she calls friends
How they dance in the courtyard,
sweet summer sweat.
Some dance to remember,
some dance to forget
So I called up the Captain,
'Please bring me my wine'
He said,'We haven't had that spirit here since nineteen sixty nine'
And still those voices are calling from far away,
Wake you up in the middle of the night
Just to hear them say...
Welcome to the Hotel California
Such a lovely place (Such a lovely place)
Such a lovely face
We're livin' it up at the Hotel California.
What a nice surprise (What a nice surprise)
bring your alibis
Mirrors on the ceiling,
The pink champagne on ice
And she said
'We are all just prisoners here of our own device'
And in the master's chambers,
They gathered for the feast
They stab it with their steely knives,
But they just can't kill the beast
Last thing I remember,
I was running for the door
I had to find the passage back
To the place I was before
'Relax,'said the night man,
We are programmed to receive.
And you can checkout any time you like,
but you can never leave!
So welcome to the Hotel California
Such a lovely place (Such a lovely place)
Such a lovely face
We're living it up at the Hotel California
Any time of year (Any time of year)
you can find us here
20:24
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03.03.2005
les autres, cette drogue

Est-ce que tu as déjà réalisé a quel point c'est dur de ne pas tricher avec soi-même ???
Certains trichent même au point de s'enfermer dans leur petit monde de mytho. Mais t'imagines le travail que c'est ? Un échaffaudage de mensonges, qui tient uniquement grâce à la frêle mémoire du menteur, et il suffit de quelques failles pour que tout s'éffondre et que tout le monde te prenne pour un mytho, que tu es.
Maintenant, pourquoi ? Est-ce que tu te détestes au point d'avoir honte de toi et ne pas pouvoir dire aux autres ce que tu es vraiment, est-ce que tu te trouves pitoyable à ce point ?
Ca atteint des dimensions démesurées. Tu commences par améliorer quelques détails, et tu finis par t'inventer une vie parallèle, dans laquelle tu te projettes pour te rassurer, te dire que tout n'est pas si pourri que ça. Et tu marches à l'envers, dans ta bulle abracadabrante, et tout le monde finit par découvrir le pot aux roses,et tu t'en fous, tu embobinnes de nouvelles personnes, qui ne savent pas encore.
Pour te sentir superieur, ou pour que les autres se sentent inférieurs ? Eux qui n'ont pas triché, se sentent soudain complètement cons, à côté de toi qui as l'air d'avoir tout réussi, et pas que de justesse, non, tu brilles carrément.
Et en plus, le mensonge, c'est comme la grippe, c'est super contagieux. Tu te dis, ouais, lui il ment et tout le monde y croit, alors pourquoi pas moi ? Et tu testes sur les nouvelles personnes que tu rencontres. Même sur les vieilles connaissances. Pour les premiers tu deviens une sorte de modèle de réussite, pour les seconds, tu regagnes de l'importance.
On ne s'en sort pas, inutile de le mentionner. A moins de réveler la supercherie et a ce moment tout le monde te prend pour un moins que rien. Et ce n'est pas le but. Du coup tu t'enfonces, tu t'embourbes dans ton mensonge.. Tellement que tu finis par y croire toi-même.
Je sais pas, t'as jamais raconté des craques, quand t'étais gosse ? Et maintenant t'as du mal a te rappeler la vérité, tellement t'y as cru ? Ben c'est ca. Sauf qu'avec le temps, tu délimites mieux les deux. C'est plus dur, du coup.
Alors certains, pour régler ce problème, sont devenus schizophrènes (non, ils ont pas décidé, évidemment..). Ben oui, à certains moments, tu vis la réalité, et à d'autres, tu fabules tellement que tu deviens quelqu'un d'autre. Pratique.
C'est tellement tentant de s'inventer une vie plus brillante, ou on est le héros dans un max de situations, de toujours avoir le premier rôle.. Ben oui. Et tout doucement, l'attention des autres devient une sorte de drogue, et tu te sens obligé de raconter des craques toujours plus gigantesques, pour retenir toujours un peu plus ce sérum.
Est-ce que tu as déjà réalisé a quel point c'est dur de ne pas tricher avec soi-même ???
19:22
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18.02.2005
My baby shot me down..
Nancy Sinatra - Bang Bang
I was five and he was six
We rode on horses made of sticks
He wore black and I wore white
He would always win the fight
Bang Bang
He shot me down
Bang Bang
I hit the ground
Bang Bang
That awfull sound
Bang Bang
My baby shot me down
Seasons came and changed the time
When I grew up I called him mine
He would always laugh and say
Remember when we used to play
Bang Bang
I shot you down
Bang Bang
You hit the ground
Bang Bang
That awfull sound
Bang Bang
I used to shoot you down
Music played and people sang
Just for me the churchbells rang
Now he's gone
I dont know why
And till this day
Sometimes i cry
He didn't even say goodbye
He didnt take the time to lie.
Bang Bang
He shot me down
Bang Bang
I hit the ground
Bang Bang
That awfull sound
Bang Bang
My baby shot me down..
20:25
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31.01.2005
...
19:14
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28.01.2005
push the button. don't push the button.

Vous faites la file. Au bout d'un quart d'heure, vous entrez dans une pièce toute noire. Un haut-parleur vous annonce la présence d'un mixer avec un poisson rouge dedans. Rien d'autre. Juste ça.
A votre portée, un gros bouton rouge.
Vous appuyez ?
Soyez honnête dans votre réponse, s'il vous plait.. merci!!
14:01
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18.01.2005
du sommeil au crétinisme ?

sommeil
, anesthésie, assoupissement, calme, coma, demi-sommeil, dodo, dormition, éclipse, engourdissement, hibernation, inactivité, inertie, méridienne, narcose, repos, roupillon, sieste, somme, somnolence, inaction, abstention, apathie, carence, chômage, congé, croupissement, désoccupation, désoeuvrement, engourdissement, fainéantise, farniente, immobilité, inactivité, indolence, inefficacité, inertie, inoccupation, lenteur, léthargie, loisir, marasme, mollesse, oisiveté, paralysie, paresse, passivité, ralentissement, renonciation, sieste, stagnation, suspension, vacance, vacances, vacations, torpeur, abattement, abrutissement, accablement, adynamie, affaiblissement, alanguissement, alourdissement, anéantissement, apathie, appesantissement, asphyxie, assoupissement, atonie, consomption, découragement, dépérissement, dépression, écrasement, engourdissement, ennui, épuisement, étisie, faiblesse, hébétude, impuissance, indolence, lenteur, léthargie, morbidesse, nonchalance, paresse, prostration, stagnation, stupeur, langueur, affaissement, alanguissement, anéantissement, anémie, atonie, consomption, découragement, dépérissement, engourdissement, épuisement, étiolement, étisie, faiblesse, grâce, inactivité, indolence, languissement, lassitude, mélancolie, relâchement, sidération, somnolence, stagnation, tendresse, débilité
18:48
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12.01.2005
bleu banane

Benben dit :
y a des megots pas tres catholiques dans ce cendrier...
Mam'zelle Bulle dit :ow tralalalala pomme-vanille et plein de feuilles a formes bizarre
Benben dit :
et des croquettes pour chamelle hypophisaire avec un chapeau bleu banane...
Mam'zelle Bulle dit :
waa.. des fontaines de bulles a la fraise et des orchidées a la chantilly
Benben dit :avec du sucre d'escargot saupoudré de nutella parfum cassis
Mam'zelle Bulle dit :et on se promenera dans des champs de chocolat blanc, en fumant des joints a l'abricot
Benben dit :
tout ca dans une osmose telle que l'on pourra admirer les etoiles se coucher pour rejoindre leurs jument violettes
Mam'zelle Bulle dit :
puis on voyagera en coccinelle rose jusqu'a au pays ou les hippocampes volent dans le ciel et on nagera dans des lacs de barbapapas avec des iles en sorbet framboise
Benben dit :
ca serait bien?
Mam'zelle Bulle dit :
je pense, oui
Un joli monde de n'importe quoi, mais si c'est avec toi, j'irais bien là-bas.
21:12
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08.01.2005
tarte au citron meringuée

Tarte au citron meringuée.
Ingrédients:
pâte brisée
3 citrons
1 jaune d'oeuf
20 cl de crème fraîche liquide
100 g de sucre en poudre
4 blancs d'oeuf
sucre glace
Note des internautes :
16/20
(23 notes)
Pour 6 personnes
Long (45 minutes)
Préparation :
Préparer ou acheter une pâte brisée et la faire précuire pendant 10 minutes.
Râper le zeste des citrons et les passer au mixer. Presser les citrons. Dans un récipient, mélanger énergiquement le zeste, le jus des citrons, le jaune d'oeuf, la crème fraîche liquide et le sucre en poudre. Doser le sucre en fonction du degré d'amertume que l'on souhaite donner à la tarte.
Déposer ce mélange sur le fonds de tarte précuit. Faire cuire environ 20 minutes.
Battre les blancs en neige ferme en y ajoutant du sucre glace. Déposer les blancs sur la tarte.
Remettre à cuire à thermostat 7-8 pendant environ 10 minutes.
Après avoir laissez refroidir, servez sur une assiette en carton, mettez une nappe en papier en dessous, attachez vos cheveux et enfoncez votre visage violemment dans le gateau. c'est drôle. Salissant mais drôle.
21:53
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28.12.2004
the magic is runnin' away
En vrai, j'aime pas les fêtes. Surtout Noël.
Pas pour ce que ca représente, la crèche en papier maché, le sapin qu perd ses aiguilles, le traineau qui vole défiant toutes les lois de la gravité, le vieux pey rouge barbu et ses rennes à nez clignotants,..non.
Je déteste voir tous ces efforts déployés par de rares éléments motivés pour que ma famille reste une famille, et pas des petits groupes de gens éparpillés aux quatre coins de l'Europe.
Je déteste aussi voir tous ces gens se pâmer devant des vieilles vidéos -"Regarde Tonton Machin, comme il était mince!" "J'avais pas un seul cheveu blanc!" "Papy Bidule était pas encore mort!" "Et je portais cet horrible parka de quand j'étais jeune, je l'adorais tellement!"- et on passe vite, très vite aux -"Ooh mais on a pas vu passer le temps.." "C'est passé tellement vite, 10 ans.." "Les temps ont changé.." "Toutes ces belles années derrière nous.."- Et ca se transforme en déprime généralisée et volontaire, autour de biscuits de Noël au gingembre et de boîte de mouchoirs pour simuler une crise d'éternuements pour cacher les larmes. C'est pathétique.
Mais tout cela n'est rien comparé à la (ma) honte générée quand on passe aux vidéos de moi gamine, en train de patauger à Saint-Bresson ou à Palavas, dans mon bain a poil (oui c'est logique, mais c'est quand même gênant) ou encore en train de déballer des cadeaux de Noël que je ne me souvenais même pas d'avoir reçus. La honte, c'est pas les vidéos, c'est les commentaires -"Regarde comme t'étais mimiii!" "Et tu portais ton serre-tête Minnie, tu t'en souviens de ton serre-tête Minnie ???" "Mais non, pars pas, t'étais tellement mêêêûgnonne!!"- Et là, généralement, je m'en vais dignement me cloitrer dans ma chambre en attendant qu'ils se lassent, ou que le stock de cassettes soit épuisé.
Cette année, c'était la totale. C'est quand même triste, quand on compare les Noëls sur les vieilles cassettes et ceux de cette année et des 2 années d'avant.
Y a quelque chose en moins.
Quelque chose de mourru.
Je crois que c'est la magie qui est partie.
Et c'est peut-être parce qu'aujourd'hui, plus personne ne croit au Père Noël.
01:26
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23.12.2004
fleb
Y a des soirs comme celui-ci. Merdiques.
J'ai en même temps l'envie de me prostrer pour toujours sur mon lit, et qu'on me foute la paix (svp), et en même temps j'ai envie d'être heureuse, de rire, de danser, d'embrasser, de faire la fête, de vivre.. Parce que c'est franchement trop facile de se laisser mourir dès qu'on sait plus pourquoi on est la. Il faut un peu chercher, c'est facile. C'est en tout cas ce que je me dis à chaque fois.
Mais la.. c'est comme quand on a faim mais qu'on sait pas quoi manger parce que tout dégoute un peu, mais qu'on sait qu'on a faim quand même.
La ce serait: Je vis alors que je sais pas trop pourquoi, mais je sais qu'il faut que je vive.
De toute manière, le suicide, c'est lâche je trouve. C'est une façon de se débarasser de ses problèmes sans les affronter, et à la limite en les refourgant aux autres, en plus de la peine.
Les suicidaires, j'ai envie de leur foutre des claques. Je sais pas comment on peut devenir assez égoïste pour se dire qu'on va quitter les autres -ceux pour qui on compte- comme des lâches, sous prétexte qu'on en a un peu marre d'être la, d'avoir des parents qui nous nourissent, d'avoir un toit, du chauffage et un pieu, des amis, une culture, d'être dans un pays libre, de pouvoir aller ou on veut sans se faire exploser la gueule par une mine, d'avoir une enfance sans flingue entre les mains,...
On vous foutrait en plein Soudan, je demande à voir. Si vous regrettez pas d'avoir voulu en finir en connaissant même pas une infime poussière de la violence humaine.
Avoir faim, froid, mal, peur, pas savoir ou vous serez le lendemain.. Et la vous vous diriez peut-être que quand vos parents vous demandaient de ranger votre chambre, vous étiez pas pour de vrai sous dictature, et que quand même c'était bien d'avoir un pieu et de la bouffe.
C'était une parenthèse (niargh). Tout ca pour en venir au fait que je me sens trop lourde, trop matérièle, trop nulle. Je voudrais être une plume, plutôt qu'un morceau de béton. Mais ce soir, j'ai l'impression de m'enfoncer dans la terre.
Mais peut-être n'est-ce que la connerie humaine qui me fait courber le dos sous sa masse.
22:32
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09.12.2004
boutons d'or

Je te frôlais, tu t'écartais de ma peau.
Je te parlais, tu n'écoutais pas mes paroles.
Je te regardais, tu fuyais mon regard.
Mais parfois, tu faisais glisser tes doigts sur mes jambes..
Parfois, tu glissais de jolies phrases au creux de mon oreille..
Encore d'autres fois, je sentais tes yeux se perdre sur mes courbes..
Alors un soir, au clair de lune
J'ai pris ta main moite.. Tu savais, je crois.
On était bien, là, sous les rayons lunaires envoûtants..
Tu caressais ma peau, tu m'as dit qu'elle était douce..
Une pêche blanche.
Tu suivais mes courbes, et t'arrêtais sur mes hanches..
Félines, féminines.
Tu posais tes yeux océan sur mon décolleté...
Délicieuses notes poudrées.
Je frôlais ton cou ambré,
Sentais tes cheveux miel doré,
Suivais tes tours et tes détours troublants...
Tu m'as murmuré à l'oreille quelques mots ensorcellants,
Alors, je t'ai embrassé.
Tes lèvres sucrées, enivrantes, tellement douces
Et puis ta langue gourmande, acidulée, si coquine..
Une nuit étincelante, où une myriade d'étoiles nous ont éclairés..
A l'aurore, je me suis réveillée au milieu des boutons d'or,
Tu t'étais envolé.
Et je ne sais pas pourquoi,
Quand je me rappelle de toi ce soir-là,
Il y a comme un parfum d'abricot.
13:49
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05.12.2004
Feather's on my breath...

Massive Attack
Teardrop
Love, love is a verb
Love is a doing word
Feather's on my breath
Gentle impulsion
Shakes me makes me lighter
Feather's on my breath
Teardrop on the fire
Feather's on my breath
Nine night of matter
Black flowers blossom
Feather's on my breath
Black flowers blossom
Feather's on my breath
Teardrop on the fire
Feather's on my breath
Water is my eye
Most faithful mirror
Feather's on my breath
Teardrop on the fire of a confession
Feather's on my breath
Most faithful mirror
Feather's on my breath
Teardrop on the fire
Feather's on my breath
You're stumbling in the dark
You're stumbling in the dark
20:08
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c'est tellement mieux d'être une fille!!

*la lèvre infèrieure qui se met à trembloter dangereusement, un regard de reproche que seule une petite fille de 6 ans 1/2 est capable de vous lancer, le genre "c'est TA FAUTE si je pleure", une rétention de respiration jusqu'à en devenir presque pourpre*
- Jessica, repose la barbie, s'il te plait, ne fais pas d'histoire, tu as déjà presque la même à la maison...
- C'est PAS la même!
- Mais regarde, c'est presque la même robe!
- Nan, sur la robe de Barbie Chevelure Dorée Princesse des Poneys, y a pas de paillettes! Et sur celle là oui!!
- Rooh *soupir d'exaspération*
mais ça coûte une fortune, tu sais! On a pas d'arbre à billets dans le jardin!- *les yeux qui se mouillent de façon alarmante*
De toute façon tu veux JAMAIS m'acheter de jouets!!!- Mais si ma chérie! *(mais pourquoi TOUJOURS des barbies ? c'est hyyper cheeer)*
-
*haussement de la voix* C'est pas vrai!! Tu veux pas m'acheter la barbie!!!- Ho écoute ça ne vas pas, hein! A chaque fois que je te dis non, tu piques une crise!
*la petite éclate en sanglots*
-
*entre 2 hoquets* T'es méchante!*c'est généralement à ce moment là que les gens qui se trouvent aussi dans le rayon jouet commencent à s'agiter, à murmurer entre eux ou bien à partir vers un autre rayon avec un air désapprobateur*
-
*essayant vainement de garder son calme* On s'en va.*la petite se met littérallement à hurler. Et la mère pète un cable*
- Tu sais dans la vie on a pas toujours tout ce qu'on veut, hein! Roooh mais Nom de Dieu mais t'es une vraie petite pourrie-gâtée!
*la petite s'étale par terre et est convulsée de sanglots, la mère a le teint rougeaud et la petite vieille qui suit la scène depuis le début intervient*
- C'est une honte, la façon dont on traite ses enfants de nos jours! Si ca ne tenait qu'a moi j'appelerais une assistante sociale! c'est bien, petite, ne te laisse pas faire par ta maman!
*la mère fusille la petite vieille du regard. Celle-ci s'en va en clopinant et en lançant des regards haineux à la mère, et les autres clients ragotent de plus belle.*
- C'est vraiment impossible de faire les courses avec toi. Je te prendrai plus avec. On rentre.
*La petite décide de rester scotchée au sol pour jouer jusqu'au bout le rôle de l'enfant martyr, la mère, totalement à bout de nerfs, marche à pas lourds vers le rayon, s'empare violemment de la boîte contenant le jouet tant convoité, pousse un soupir de soumission en regardant l'étiquette affichant le prix et jette brutalement la chose dans le caddie.*
-
*atrocement sarcastique* Ca va, mademoiselle est contente, comme ça ???-
*regard machiavélique et ton supra-mielleux* Merci mamaaaaaaaan!!!
18:37
Écrit par Mam'zelle Bulle
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04.12.2004
38.2°
Avec toi j'ai souvent ce sentiment bizarre..
Cette envie de te bourrer de gnons pour que tu souffres le plus possible en même temps que cette envie de te prendre dans mes bras et me mettre à pleurer des torrents en te disant que je veux jamais te perdre.
Bizarre, ouais. Merci, c'aurait pu être mon deuxième prénom tellement ca me correspond bien.
Et puis c'est tellement ridicule, cette situation... Je t'aime, je te hais, puis je veux ton sourire, je veux tes larmes...
Et comme tant de fois auparavant, mon cerveau se transforme en michpopote géante et je suis incapable de tirer quoi que ce soit de logique de tout ça.
Bon... cotrane, oscillococcinum, stodal, toplexine, drosera, acédicone, une bouillotte sur mes pieds glacés, 12 heures de sommeil absolument pas réparateur, et demain ce sera exactement le même bordel dans mes sentiments.
Putain, je déteste l'automne...
21:57
Écrit par Mam'zelle Bulle
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01.12.2004
Théo
Et la, au moment ou je m'y attendais le moins, Théo refait son apparition.
Metro Parc. Un éclair blond-miel qui passe sa tête dans le wagon. Même de dos, j'aurais pu le reconnaître. Comme si je captais son essence, les moindres particules s'émanant de lui. J'avais l'impression de le connaître par coeur.
Il s'est retourné. Son visage a moitié caché par l'épaule d'un gros vieux type, j'ai quand même reconnu son iris émeraude, son regard qui a l'air de vous transpercer et de lire au plus profond de vos pensées. Mon Théo. Plus jamais, plus jamais je ne pensais le revoir.. Et le voila qui déboule dans ce métro et qui chamboule mon coeur sans même le savoir.
Merde, bientôt Thieffry. Théo regarde dans le vague.. je ne sais même pas si il a su que j'existais, un jour.
Alors je passe devant lui, je le regarde droit dans les yeux. Un éclair, une seconde pour lui dire sans les mots qu'il est toujours la, marqué au fer rouge dans ma mémoire. Il me rend mon regard, d'abord incrédule puis, vite, une lueur. Un souvenir qui remonte à la surface et qui explose dans ses pupilles.
Mais déjà les portes s'ouvrent... Sa main sur mon épaule, mes yeux dans les siens, puis le métal hurlant redémarre, emportant mon Théo avec lui pour toujours.
Mais toujours, c'est quoi, quand on aime ?
21:46
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30.11.2004
Pense à moi
Je déteste ta façon de la regarder, je déteste savoir que tu es à sa merci alors qu'elle te fais souffrir, je déteste ta naïveté, je déteste ton aveuglement devant elle, je déteste tes regards qui se perdent dans la courbe de ses hanches, je déteste voir l'étincelle qu'elle fait briller dans tes yeux, je déteste tes éclats de rire avec elle, je déteste le nuage sur lequel tu te poses quand tu es avec elle, je déteste comme tu bois ses paroles, je déteste l'amour que tu lui portes, je la déteste au moins autant que tu l'adores, plus tu l'aimes plus je la hais, et je m'étrangle, je m'étouffe autant que tu respires ses paroles, ses regards, le moindre de ses gestes, plus tu la pardonnes plus je pense que tu es aveugle, et plus elle se joue de toi plus tu te fais dompter et tu n'es qu'un mouton. Je voudrais te faire voir, mais comment te faire réaliser qu'elle te rend aveugle, elle te rend sourd, qu'elle se fout de toi et toi tu marches. Non, tu cours. Réalises. Réalises avant de te faire briser, car ce n'est pas elle qui ramassera les morceaux. Tu es hypnotisé, c'est un peu ta drogue douce, et si rien n'a d'importance quand elle est la, toi tu es important pour moi. Et je meurs de te voir souffrir. Tu ne te rends même pas compte que tu souffres, et pourtant, crois moi, elle te bouffe, elle t'obnubile mais elle, elle s'en fout, tu n'es qu'un pauvre imbécile de plus qui se prend les pieds dans son putain de petit jeu. Voila, et maintenant réalise, réalise que tu as tout faux, mais s'il te plait, cesse de te faire souffrir. Car sans t'en rendre compte, tu me fais souffrir aussi...
20:01
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Un point qui ressemble à la Terre
19:28
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